
Ben c'est lui. Un certain Max Meynier qui officiait sur RTL faut croire. Ah ben quand on a vu ça tronche, on a beau se dire que ça devait être la mode à l'époque mais ça n'excuse pas tout.
Parce que, je ne sais pas comment c'était à son époque au Maxou, mais de nos jours, les routiers ne sont pas tous sympas ! Refusés dans les villes, plus à force de picoler que de créer des bouchons, les professionnels de l'autoroute arpentent la France de restauroutes en aires de repos et écument les pissotières champêtres.
Le routier, loin de sa famille, recréer un environnement chaleureux dans son bahut, têtes de loups ou poufiasses aérographés sur les portières, guirlande de noël autour du pare-brise, boulier calé dans le dos, calendrier Emmanuelle de 1985 aussi dans le dos et portable "08 BAIZ-MOI" à l'oreille. C'est sur, c'est pas la peine d'appeler son gosse, il verse une pension à son ex-femme, elle n'a qu'à lui raconter une histoire au chiard...
Le routier est sympa au fond... Oui, calé au fond de son fauteuil de chauffeur avec une animatrice de trottoir slovène sur les genoux, il peut s'adoucir.
Mais sinon ? Est il vraiment sympa celui qui s'obstine à doubler un confrère roumain qui roule à la même vitesse que lui, créant ainsi un véritable bouchon sur l'autoroute, quitte à bloquer la voiture de M. et Mme Dupont qui tentent désespérément d'arriver aux urgences avant que leur nouveau-né n'ait appris à lire le mode d'emploi de leur 807 flambant neuf ? Hein ?!
Et est-il vraiment sympa celui qui brule des pneus tout en buvant des bières pour agayer les rassemblement de son syndicat ?
Est-il vraiment sympa celui qui matte vos cuisses et vous klaxonne en vous parlant comme s'il pouvait vous acheter une petite gâterie ?
Décidément, non, je ne les trouve pas très sympas tous ces routiers mal élevés... En même temps, comment pourraient-ils être polis alors que routier c'est la reconversion la plus simple quand on sort de taule ou qu'on a stoppé son cursus scolaire en 5ème à 16 ans ?
Pourquoi Max Meynier n'avait-il pas plutôt pensé à "Les routiers, à eux de vous faire préférer le train" ?

Je ne résiste pas à l'envie de vous la remettre en détails... Et bon appétit bien sûr !

'A'y'est, comme y disent... Premier week end de l'avent et les marchés de noël ont donné le coup d'envoi... Ca se bâfre à tous les coins de rue et ça en a fait des bornes pour une pâtisserie pleine de crème. Ils vont en avoir pour leur argent les salaudsdepauvres... Santé !
Toujours dans les expressions des familles, "moi je dis banco". On l'oublie souvent mais elle revient parfois du fin fond de notre mémoire !

Festivals, foires, simples marchés... Depuis que les strings ont envahis le marché de la lingerie, les ficelles ont également investi les rassemblement publics.
Encore du mauvais goût au prix du caviar pour que les salaudsdepauvres réchauffent leur petit coeur de consommateur tout en réchauffant leur couette. Plongez-y de plus près, vous constaterez la présence de quelques merveilles du genre, type la culotte fendue ou le string pour homme version "babar"...
Suite à la demande intriguée de Commentateur, je tiens ma promesse et vais tenter de vous livrer tous les secrets du Mullet.
Tout d'abord, "qu'est ce qu'un mullet ?" me demanderez vous. Et bien un mulet, c'est une excroissance de cheveux fort peu esthétique qui longe la nuque de nos compatriotes à jogging ou à santiangs. Car le mec qui porte le mullet a le choix entre plusieurs versions...
La Chouck Maurice, pendant frenchy de Chuck Norris le Ranger, soit : un brushing orné d'une nuque longue.
La Bundesliga, version allemande surmontée d'une coupe en brosse.
La Death Metal, version très longue à bouclette comme un groupe de métal FM.
La Grunge, version qui n'a pas connu le shampooing depuis 99.
La Formule Sport, calquée sur les joueurs de foot des années 90 (Chris Wadle comme l'a si justement trouvé Commentateur).
Le mullet semblerait provoquer une grande impression de liberté à celui qui le porte. Pour être un homme libre de dire merde à son assureur, le mullet est de mise.
Le porteur de mullet a tendance à boire de la bière (c'est bon pour les cheveux, c'est catherine zeta jones qui l'a dit, sauf qu'elle n'avait pas préciser que c'était à boire...) et à manger gras (frites, sandwich rillettes, poulet frit...). Le porteur de mullet va régulièrement dans les hypermarchés pour profiter des promos "Gros Volume, Petit Prix" et regarder si la biographie d'Aimé Jacquet est en soldes...
Le porteur de mullet est une espèce répandue dans toutes les régions de France, du monde même... Il aime à trainer aux abords des stades de foot des villages avec une veste en jean en criant sur les gamins qui s'échinent à marquer un but, avant d'aller manger sa merguez.
Attention, le Mullet connait également une version féminine...
Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à me poser des questions sur les mullets et référez vous aux autres billets de ce blog, notamment grâce à Laurent Brochard !
Je vous laisse, j'ai les cheveux de la nuque qui poussent...
"C'est que du bonheur"
Quand on parle sur un plateau télé, si on souhaite rester dans les petits papiers du big boss (Endemol, Arthur), mieux vaut ne pas oublier de ponctuer ses lancements par la phrase du chef "c'est que du bonheur".
Seulement, c'est pas vraiment justifié dans le quotidien du bureau, "ouah, c'est que du bonheur ton rapport sur les ventes du mois dernier" ou "34 licenciés ? C'est que du bonheur".
Et puis, au supermarché, on s'en passe aussi merci. "Prends des carottes, c'est que du bonheur"...
Dans les expressions des familles, "au jour d'aujourd'hui" reste à mon sens une des plus horrible de cinq dernières années. J'aimerais bien qu'on pense plutôt à "à ce jour" ou tout simplement à "aujourd'hui" sans tomber dans les redondances... Pour la paix de mes oreilles, merci !

Je n'en finirai jamais de montrer les ravages vestimentaires et sociaux qu'entraînent le fanatisme envers Johnny...

Comment pourrais-je un jour remercier les animaux pour leur bon sens ?
Alors que le vieux hargneux venait de pousser et de crier sur deux chevaux échappés de leur enclos, il pensait pouvoir aller faire ses commissions avec sa douce rombière. Les deux canassons, prêts à lui rendre la monnaie de sa pièce, se sont paisiblement postés derrière la voiture du gueulard, le condamnant à attendre leur bon vouloir !
Merci chevaux, vous m'avez fait mourir de rire pendant les cinq minutes qu'aura duré l'attente rougissante de ce mauvais cowboy !

Avant la phase tuning, le salauddepauvre démarre souvent par la customisation "toons" de leur quotidien.
Là, je vous ai trouvé un cas relativement moyen parce que, des fois, le pauvre fait l'économie en réalisant lui même des bugs bunny en windows color (ah tiens, il faudra que je me penche sur le cas window colors dès que possible). J'ai vérifié, pas un seul gosse planqué sur la banquette, ce n'est donc pas dans un but pédagogique que la brochette de Titi rôtit sur la vitre arrière... je vois venir les instits bien-pensants...
Alors, je vous le demande, pourquoi le salauddepauvre paye t'il si cher un pare-soleil Titi alors qu'il pourrait en placer un uni, sobre et moins cher ? Qu'on ne vienne plus me dire que les pauvres en France ont du mal à s'en sortir financièrement alors qu'ils font des choix pareils... A croire que le mauvais goût se paye, de nos jours...

Après un long silence (le temps pour moi d'observer, consternée, l'humanité), voici que les salaudsdepauvres font leur retour sur zeblog. Cette fois, je vous ai choisi des cas pratiques, photos à l'appui...
Commençons tout d'abord par ce magnifique specimen. Bien que d'apparence sympathique (c'est la bedaine qui doit rendre sympa), on peut noter que celui-ci porte un mulet de toute beauté. Vous me direz, j'aime bien les mulets... ben oui, je crois que c'est comme un coucou suisse, on trouve ça moche à mourir mais ça nous fait bien marrer quand même. Lui, je m'en rappelle encore, il a garé sa voiture le plus haut possible pour atteindre le sommet du massif aussi vite que possible. Pourtant, il aurait pu prendre son temps, mais non, il s'est demandé pourquoi on n'avait pas encore installé un parking au point culminant des montagnes.... Ben oui, c'est vrai ça, pourquoi ne peut on pas encore faire l'ascension du mont blanc en 405 Privilège ???
Chers amis, vous qui viviez seuls l'enfer du quotidien entourés de beaufs, sachez que vous n'êtes plus abandonnés. Je reviens d'un rude périple à Paris, poussée par des obligations professionnelles, où j'ai du vivre de pénibles moments. Laissez moi, lecteurs tremblants d'impatience, vous dressez le juste portrait de nos concitoyens d'Ile de France. Qu'ils soient 75, 91, 92, 93, 94, 77 ou 78, à deux ou à quatres roues, ils font leur entrée triomphante chaque matin sur le périphérique : la tronche dégoulinante jusqu'aux pédales, l'oeil jaune et la mine grise, les parisiens auraient pu être touchés par un bombardements viral que ça nous étonnerait guère. Mais la vérité est tout autre, leurs multiples déplacements étant faits de manière polluante, ils se rendent malades et en redemandent. Les heures de périph' perdues à supporter leurs multiples changements de file inutiles, vous gagnez enfin un parking à 7euros de l'heure. Vous ne pouvez pas arpentez une seule avenue sans vous faire bousculer par une petite conne pressée de rejoindre ses occupations dépensières pour oublier que personne ne la tronche. Alors, quand on nous rabache qu'à Paris on trouve tout avant même d'y penser "à la campagne", on s'écrase contre la terrible vérité : les parisiens achetent de la merde hors de prix car on leur fait croire que ce qui était à la mode bas de gamme est ultra tendance ! Vous ne trouverez aucun modèle vraiment stylé à Paris, et il suffit de regarder dans les rues pour comprendre que les parisiens n'ont aucun mais alors aucun look.
Insupportables et hautain, les parisiens du centre d'Ile de France ne sont que des cons endimanchés qui considèrent le Sudoku comme un sport (cf le site officiel de la mairie de Paris). Je confirme, ce sont bel et bien des salaudsdepauvres !
" Après coup, craquer l'allumette a été ma grosse erreur. Mais j'essayais seulement de récupérer le hamster. " a raconté Eric Tomaszewski aux docteurs stupéfiés du Service des Grands Brûlés de l'hôpital de Salt Lake City. Tomaszewski et son partenaire homosexuel Andrew Kiki Farnum ont été admis pour un traitement d'urgence après qu'une sodomie eut sérieusement mal tourné.
" J'ai poussé un tube en carton dans son rectum et glissé Raggot, notre hamster, à l'intérieur ", a-t-il expliqué. " Comme d'habitude, Kiki a crié "Armageddon! " pour indiquer qu'il en avait assez.
J'ai essayé de récupérer Raggot mais il ne sortait pas, j'ai donc regardé dans le tube et craqué une allumette, pensant que la lumière pouvait l'attirer ".
A une conférence de presse, un porte-parole de l'hôpital a décrit ce qui s'est passé ensuite: L'allumette a enflammé une poche de gaz intestinal et une flamme a jailli du tube, enflammant les cheveux de M. Tomaszewski et brûlant sévèrement sa figure. Elle a aussi mis le feu au pelage du hamster, qui, à son tour, a enflammé une poche plus grande de gaz plus loin dans l'intestin, propulsant le rongeur comme un boulet de canon.
Tomaszewski a été brûlé au deuxième degré et a eu le nez cassé par l'impact avec le hamster, tandis que Farnum a été brûlé au premier et au deuxième degré à l'anus et sur la partie inférieure de son intestin.
Source: Los Angeles Times

A chaque courant novateur son lot de chiasseux régressifs et agressifs. Alors que les crinières impécables de groupes pop-rock font palir d'envie les tignasses Elsève par leur mouvement naturellement rock'n'roll, d'irréductibles pouilleux résistent et viennent agiter leurs dreads dans les concerts où on ne les attend pas. Ainsi, hier soir à Mulhouse, les Hushpuppies se sont vus contraints de couper la dread sous le bonnet d'un de ces immondes galeux. L'animal, se croyant à un concert de métal oscillait sur place, en transe sur le titre "Say yeah" du groupe. Alors que le chanteur annonçait une phase plus tendre de la play-list, le récalcitrant s'est mis à hurler. Aussitôt séché par "Mais quoi, t'as vu ton âge, tu devrais déjà être au lit toi!" féroce mais bien légitime, le crado ne s'est plus senti de joie et ouvrit un large bec enfumé à qui voulait l'entendre, laissant tomber son bédot. (oui, bien que la salle soit placardée de symboles d'interdiction de fumer, le crado ne les voit pas). Pourtant pas échaudé par ce bac d'eau froide, il conserva ses jambes en ciseaux pour dodeliner comme un mongolien à qui on a refusé une tranche de madrange. Agrippant tour à tour sa poufiasse blonde et sa bière, le pouilleux n'avait vraiment rien à faire dans la salle. Malheureusement, on ne connait encore aucun shampooing contre ce type de tache...

Ce matin, j'ai rencontré un footballeur... Non, ni Platini, ni JPP, ni Zidane. Juste un footballeur amateur d'une petite ville française, ouvrier standard à la ville, sportif de petite notoriété au stade... Bien que très gentil, il m'a toutes fois fascinée tant il concentrait tous les clichés sous son maillot d'Arsenal. Des mots comme "fébrile" lui sont totalement passés au-dessus et à "que représente le foot dans votre vie ,", il n'a su que répondre "ben, un sport quoi..." J'ai du creuser, aussi déterminée que Bush à trouver du pétrole, pour obtenir "bah, le foot c'est un loisir quoi...". Bon, aller, j'enlève les miettes du petit dej que cette entrevue m'aura laissées sous le coude et je vous offre un merveilleux Joel Bats de Pif Gadget, parce que je crois bien que c'est le seul livre que mon footballeur ait jamais lu...

Alex, voici ta réponse. Le père Fouras sans son déguisement de vieillard n'est ni plus ni moins qu'un beauf à bouclettes et .... à mulet ! Comme quoi, tout se retrouve !

Avez-vous constaté, dans les rues et les prairies de campagne, le nombre de fêtes et de manifestations dites « culturelles » chaque année ? Lancés dans une discussion matinale sur la baisse des crédits pour la sauvegarde du patrimoine, un collègue nous a fait remarqué à juste titre que les subventions attribuées aux associations pour l’organisation de manifestations plus alcoolisées que réellement culturelles n’en finissent plus d’augmenter. Car, alors que la plus grande excuse du salaudsdepauvres lorsqu’on lui demande de respecter quelque chose reste « Et bé, j’paye mes impôts comme tout le monde moi hein ! ». il oublie souvent qu’une bonne partie de ses impôts servent à subventionner des pseudos artistes qui montrent à leurs amis cultureux qu’ils sont capables de poser une sculpture et un tableau d’art moderne dans leur jardin… Mais quand il s’agit de sauver une ancienne usine à l’architecture unique, représentative d’un savoir-faire ancien, pas un kopek ! Alors pourquoi continuer de se gargariser avec de l’art qui n’en est pas ?
Les vampires suceurs de subvention se font légion, et même si dans le fond, il est juste d’organiser des animations culturelles, une telle quantité incontrôlée au niveau qualitatif devient ridicule.

Si j’attaque de manière si conviviale avec ce titre du groupe Licence Quatre, c’est pour m’inquiéter du débit de fêtes qui abreuvent notre pays ces derniers temps. À la moindre occasion de trouver une bière à boire ou un tesson de bouteille à casser sur la tête de son voisin, le salauddepauvre bondit bruyamment de chez lui, quitte son lotissement pour aller se pinter. Fériés, samedis soirs, feux d’artifices, fêtes de village, radio-crochets… tout est bon pour oublier qu’on est dans la merde jusqu’au cou. Et ne croyez surtout pas que tout ceci soit si bon pour la France : les bières viennent d’Allemagne, le service est assuré par des bénévoles, l’orchestre est tenu par le beauf du chef des pompiers, le reste, c’est la mairie qui met à disposition. Chaque soir quelque part, c’est un peu le « Chomethon », la grande fête aux chômeurs (ou en passe de l’être).

S’il ne devait en rester qu’un, ça serait peut-être celui-ci car c’est du moins un des plus efficaces. « Le bon, la brute et le Truand ». À part son titre clair comme de l’eau de Rocheuses, on ne se souvient guère que du nom de Clint Eastwood, l’hyper médiatisé de la bande. Tous les autres se sont fondus dans leur personnage emblématique et pour cause, la forte personnalité de chacun s’est tant laissée transparaître dans son rôle qu’il en est devenu mythique. Blondin (Eastwood), le cowboy solitaire mais pas toujours solidaire toise les grandes plaines de ses yeux bleus et vise la corde au bout de laquelle Tuco (Elie Wallash), margoulin impénitent, pend et échappe chaque fois au pénitencier pour se partager la prime. Derrière eux plane l’ombre Sentenza (…), tueur à gage à la tête de fouine. Ces trois hommes se croisent sur les bas-côtés d’une guerre de Sécession sans jamais y tomber et partage le même but : retrouver le trésor caché au cimetière de Sad Hill. À la fois morale historique et parcours immoral, « Le bon, la brute et le truand » par d’une idée simple et évolue sur un rythme unique, brillant et linéaire. Il survole l’histoire des Etats-Unis en laissant le mot de l’Histoire à un simple soldat et en sachant faire taire ses premiers rôles. « Quand on tire, on tire, on raconte pas sa vie », comme l’explique si bien Tuco…
Dans la série des bonnes vieilles expressions des familles, voici deux nouvelles perles : "ohla t'es entrain de nous faire du boudin toi !" (merci B. Poelvoorde dans le Boulet) et "ben vas-y, c'est servi à la bonne franquette !". C'est très culinaire ce soir ...

À l’époque où Canal+ était autre chose qu’une simple chaîne de télé, toute une équipe d’animation se décarcassait pour faire vivre la « grande époque ». Une des dernières trouvailles avant les Robins des Bois fût le « Message à caractère informatif ». Vous me direz, comment a t’on pu retirer quelque chose d’un titre aussi tarte ? Par le talent incontestable des deux instigateurs inconnus qui sont allés fouiller dans les archives des entreprises internationales pour y dénicher les perles du film promotionnel d’industrie et poser leurs voix par dessus le discours interne d’un quelconque chez d’équipe. De Bobby le golden-boy à Jean-Pierre le mec du bureau 435, tous les clichés du boulot y passent. Ils nous expliquent leur petite vie de bureau, comment les ventes dégringoles, comment la moquette au mur retiens les odeurs de la cantoche et comment l’invité de l’émission de Canal a changé leur vie. Avec un air délicieusement rétro (de 1970 à 1980, Kodachrome et murs oranges), le potage en mug, la moustache et la gourmette sont de rigueur.

À croire que la menace du bonnet d’âne ayant plané près des radiateurs dans les salles de classe, les salaudsdepauvres ont été sages et, lancés sur la voie de la lose, ont poursuivi avec le mulet. Pour ceux que le langage BEP coiffure dépasse, il s’agit de cette inoubliable coupe brosse dessus/ nuque longue. Propre du fan de sport collectif qui roulait en décapotable mais dont les parties de Rapido ont augmenté les dettes le porte fièrement. Vous pourrez souvent croiser le « mâle mulet » à la sortie du PMU du coin, jogging et mocassins sur le cul. Quand il est vraiment dans ses bons jours, il ose le jean moulant et le t-shirt à tête de loup (iconographie Johnny que voulez vous… toujours lui, la preuve, il l’a porté). D’ailleurs, son fils porte souvent un début de mulet, cheveux rasés à 5 mm et une mèche longue à la pointe de la nuque. Pour vous l’illustrer, je vous offre un superbe portrait du cycliste Laurent Brochard qui en est un parfait exemple. Vous y penserez avant de passer chez le coupe-tifs ! ?
Dès que le printemps fait pointer les premiers bourgeons arboricoles et adolescents, la France entière n’a plus qu’une idée en tête : partir en vacances. Le petit périple au soleil tourne à l’obsession : les secrétaires oublient de relever les mails s’ils ne sont pas estampillés « Promo 15 Août » ou « partirloinpourrien.com » ; dans les usines, les cantinières organisent des grillades-taboulé sous toutes les formes pour bannir les endives au jambon des ardoises ouvrières et dans certaines boites, le cumul des RTT savamment calculé offre un air de plaine aride aux bureaux. De quoi faire passer pour autiste toute personne désireuse d’entamer un projet autre qu’échappatoire.
Dans les organismes de tourisme, au contraire, c’est la « saison » qui s’amorce. On se souhaite un « bonne saison » comme si Noël allait durer quatre mois et on espionne ce qui se trame chez le voisin. Les stagiaires sont greffées au photocopieur pour sortir suffisamment de promos sur les week-ends prolongés dans les vitrines pendant que leurs chefs font la tournée des Comités d’Entreprise pour écumer les offres à destination d’Agadir. Dans les offices de tourisme, il faut deux levées de courrier journalières pour récolter les doléances lointaines de vacanciers organisés. À la SNCF, les guichets ressemblent au premier samedi des soldes, les agents de réservation ne savent plus faire fonctionner leurs PC Amstrad tant les demandes sont nombreuses à leurs pieds. La machine à café leur paraît alors une oasis impénétrable.
Le mois de juin appartient à ceux qui se lèvent tôt : les retraités en camping-car, avaleurs de kilomètres à l’âme d’escargot, dont le seul soucis est de mettre les pieds sous une bonne tablée garnie de produits locaux et odorants, arrosés de vins de pays. Il en existe deux sortes. Les premiers, vieux pantalons à pli parfait dont l’organisation quasi-militaire leur confère le droit de parler aux jeunes agents touristiques comme à de vulgaires aides de camp désoeuvrés : « Où est le mémorial des Deux Chèvres ? », à qui il est outrancier de répondre « Bonjour Monsieur. Je m’excuse, vous devez vous méprendre, il s’agit du mémorial des Deux Sèvres qui se trouve… », car il vous répondra sèchement qu’il sait très bien ce qu’il dit puisqu’il est déjà venu en 63 et que ce n’est pas vous, sale autochtone, qui allez lui apprendre.
Les vieux en shorts de rando et Birkenstocks-chaussettes ornés d’un t-shirt « Monaco » ou « Canada », baroudeurs des premiers jours qui ont déjà tout vu mais qui ne se lassent jamais de revoir. Malgré leur parcours affiché sur un sweat XXL, ils ont tendance à voyager de préjugé en préjugé, blasé par tout renseignement qu’on pourrait leur fournir. « Oui, hof, ben vous avez votre avis, c’est pas forcément le mien », lorsque vous tenté de lui conseiller l’unique itinéraire menant à son hôtel. Celui là a beau avoir l’air détendu, sa traversée de la région est déterminée par un redoutable timing depuis bientôt dix ans. Il survole les lieux du regard depuis un parking, écrit une carte postale en avalant un café puis repart avec un air dédaigneux.
Au mois de juillet, les enfants qui n’ont pas été placés en colonie de vacances par leurs parents exténués marquent le gros de la saison de leurs cris puissants. Le glas de la tranquillité est, pour sa part, sonné par les cris sermonieux de leurs géniteurs. Ils sillonnent les nationales dans leur monospace bondé de vêtements, les étapes marquées par les vomissements de Kévin sur les aires de repos et par les fameux « souvenirs » (boules à neige de Quimper et autres fanions aux bords dorés). A peine sont-ils entrés quelque part que les merdaillons se changent en immondes touche-à-touts braillards, de quoi transformer un hall de gare en Thouary miniature. Où qu’ils aillent, ils se sentent obligés d’hurler leur déconvenue, aussi minime soit elle : « eh bé alors, z’ont pas d’chiottes par ici ? ».
Le mois d’août y ajoute son lot de malchanceux qui, n’ayant trouvé aucun vol charter à destination d’une île aussi ensoleillée qu’exotique, sont contraints de visiter la région voisine de la leur où ils subissent le mauvais temps (pluie interminable ou canicule selon les années). Presque aussi désabusés que le modèle « vieux baroudeurs », ce vacancier là a sa villégiature dans tout camping reculé de France. Entendu à des kilomètres par sa voix forte et profonde, il a l’humour aussi épais que sa moustache. Porté sur le pastis (pour oublier le mauvais temps) et désinhibé (par le même pastis), il lance blague graveleuse sur remarque lourde. Il est l’ennemi juré de l’aoûtien professionnel qui, nippé comme un Nicolas Hulot de province, s’est juré de gravir tous les sommets qui l’entourent. Discret mais pointilleux, celui-ci d’une remarquable autonomie.
Que l’on choisisse la mer ou la montagne, plus aucun havre de paix n’est accessible, le moindre mètre carré de bien-être a déjà été réservé il y a six mois par un étranger millionnaire. Tout est prétexte à commercialisation, du coup, la gratuité est sur toutes les lèvres, image du St Graal de l’été. Quand on décide de rester chez soi, c’est au prix de fortes concessions : le boucher, la boulangère, le coiffeur et le dentiste sont tous en vacances ! Vos quinze jours de repos se muent en Tour de France des Compagnons, vous préparez votre propre pain, ne mangez que des salades du jardin (tant pis pour la viande, on oublie le barbecue), coupez les cheveux de la cadette comme ceux de sa poupée (ça repoussera avant la rentrée) et tendez le fil de pêche à l’aîné pour qu’il accroche sa dent de lait vascillante à une porte (ça aussi, ça repoussera avant la rentrée).
Ceux qui ont pu partir à l’étranger doivent certainement sentir un arrière goût de bureau lorsqu’en proie à une agence de voyage mensongère, ils se retrouvent à négocier un avion de retour par fax, sous peine de devoir reste à la plonge de l’hôtel Mexicano de Punta Cana pour les six prochaines semaines. Dans la pagaille administrative, ils en viennent à dépenser le double de leur budget mais avoueront simplement avoir passé de bonnes vacances.
Enfin, en septembre, le travail reprend et la France se remet en marche, épuisée par ses vacances. On se demande pourquoi…
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L'autre soir, alors que nous soupions gentiment chez un ami qui venait d'emménager, sa nouvelle copine (22 ans, dreadlocks et vêtements camo mais blanche comme un cul) lance dans la discussion "Je déteste Ikea, c'est des fascites, je n'y mettrai jamais les pieds". Tout d'abord abasourdis, nous avons tenté de creuser un peu le propos, il s'avérait que la jeune macrobio bien-pensante préfère largement les stands d'artisanat africain car elle a vu un documentaire qui exprimait le rapprochement entre la suède et le nazisme. Ben ma foi, pour avoir été sur place actuellement, je veux bien avouer que les suédois votent extrême droite mais ils restent un modèle social et j'ai même vu un jeune ouèch (enfin, plutôt un black r'n'b parce que le concept ouèch n'a pas gagné le royaume) donner de l'argent à un clochard. Alors, dans le doute, je me suis renseignée et il s'avère qu'Ingvar Kamprad, fondateur de l'enseigne était un fils d'agriculteur qui a commencé son business jeune en vendant des allumettes à un prix très abordable puis a poursuivi par du dépannage en porte à porte avant de lancer son catalogue de vente par correspondance. Les premiers meubles qui sont apparus chez lui étaient fabriqués par des artisans suédois avec le bois du pays en 1947 et Ingvar ne s'est concentrer sur les meubles qu'à partir de 51. Le mot d'ordre étant bon marché, je ne peux qu'applaudir la démarche de vendre des meubles en réduisant les déchets que leur transport entraine (du carton recyclable nu et un minimum de plastique), qui durent dans le temps (de mode intemporelle qui plus est) et qui fait travailler son pays (le célèbre made in sweden)... Si ça, c'est pas être bien-pensant, je ne retiens pas cette conne d'aller acheter ses meubles chez Gifi !
En exclu, je tiens à vous faire part d'une grande nouvelle : un clown m'a fait rire. Certes, pas directement mais cela méritait d'être relevé. Voici la blague : Qu'est ce que ça sent un pet de clown ? .................................. ça sent drôle !

Soudain, le matin un foutu piaf vient roucouler sous mes fenêtres et pourtant, j'ai envie de dire "pigeon, noble oiseau à la grise robe, dans l'enfer des villes à mon regard tu te dérobes, tu est vraiment le plus agile". Eh oui, contaminée depuis longtemps par le degré parallèle imposé par Benoit Poelvoorde dans "C'est arrivé près de chez vous", je prend la vie avec humour en repensant parfois à ces moments cultes. Comment ne pas rire en voyant ce faux documentaire sur un serial killer belge, parfois aussi mauvais que son estime de lui est grande ? Pour ceux qui ont vu le film, vous aurez certainement déjà placé (ne serait-ce qu'intérieurement) un "mais tu ne te permets rien, tu vas d'abord me soigner cette vilaine peau!", ou l'hilarant "chut plus de bruit, c'est la ronde de nuit !", "J'évite par-dessus tout, les jeunes couples qui commençent, tout ça, ça pue la pauvreté... C'est désagréable..." ou encore "L'amour laisse comme une traînée de souffre derrière lui, comme une odeur qui traîne et que malgré tout dès que tu rencontres quelqu'un, tu sens, un peu comme quand tu vas pisser et que tu sens tes doigts". On en aura écumer des bars en se félicitant d'avoir fait un "beau p'tit gregory, t'as vachement bien ficelé ton petit paquet Rémy" et je ne mangerai plus jamais le pain de mon toast lors des cocktails. Ebauche du personnage que Poelvoorde reprendra dans M. Manatane, ce tueur belge nous aura fait connaître un bon film (d'ailleurs fortement remarqué par Tarantino lors du festival de Cannes, ce n'est pas rien). Que ceux qui ne l'ont jamais vu jettent le premier corps lesté dans la carrière !
Bienvenue dans un grand jeu qui vous permettra de replonger dans la bonne vieille culture franchouillarde. Souvenez-vous de ces phrases qui ont ponctué les discussions quotidiennes telles que "t'es venu en biclou ?", "quel drôle de zèbre", "elle fait un sacré potin ta chignole", "on organise une bamboula à 16h",... A votre tour d'ajouter vos petits souvenirs !
Si je vous dis qu’un mec à la gueule en biais, à la coupe en brosse avec des pointes décolorées, un bouc, des tatouages, une veste en jean, une chemise en zèbre et des santiags vous attendra sur sa Harley tous les matins en bas de chez vous… Vous ressentez comme une envie de fuir, non ? Et bien pourtant, vous venez de lire la description exacte de notre plus grand rocker, imités par des centaines de salaudsdepauvres. Johnny Hallyday leur parle, il raconte des paroles fortes qu’ils comprennent et qui les fédèrent autour d’un flipper de bistrot. Les journalistes nous font même l’affront de demander à Johnny sont avis sur des questions de politique nationale alors que, merde, c’est tout de même pas pour des discours d’économiste qu’il remplit des stades ! Le fanatisme que provoque Johnny, c’est avant tout grâce à son aptitude à ressembler à son public : à l’égal de Renaud, il a compris que les salaudsdepauvres ne se reconnaissent qu’entre eux et qu’il leur est impossible d’apprécier des chansons qu’on ne leur aurait pas martelé en tête. Dans la série vieux crados, Alain Bashung est bien plus charismatique que Johnny, pourtant, trop intello, il ne rassemble pas des foules en délire. La mite et le mythe, ce n’est pas pareil.
Cela faisait bien trois ans que l'on attendait Placebo dans la programmation musicale de la Foire aux Vins de Colmar. Brian Molko, tellement animé lors de ses passages en télé, avec son français impécable... et puis, les fruits du succès, des titres marquants. Soudain, plus rien ! Cela a commencé dans la journée, Brian, vraiment très soucieux de son image a décidé de faire signer des contrats en anglais à tous les photographes. Rien d'extravagant dit comme ça, sauf que ledit contrat impliquait la cession complète des droits d'images au Sieur Brian pour la modique somme de... zéro euros ! Peanuts ! Des fois qu'il y en ait une bonne dans le lot, il aurait pu la reservir ailleurs sans que ça ne lui coûte un denier. Mais Brian n'est pas si fin qu'il pense puisque le contrat, rédigé entièrement en anglais, ne vaut pas un clou sur notre sol ! ouf ! Quand on pense que le théâtre de plein air affichait fièrement "Respectez les droits d'auteurs, ils font vivre ceux qui vous font rêver". Puis, ça a continué de plus belle dès leur apparition sur scène. Un Brian beuglant ses paroles à l'arrachée, son mecton longiline qui fait des étirements guitare sous le bras... ça manque sérieusement de brillant mais pas de gloss. Molko, crâne rasé et teint blafard, est loin d'être charmant et préfère de loin montrer son postérieur au public plutôt que d'user de son français impécable pour être sympa. En un quart d'heure, je rejoins mon collègue absent du concert dans son idée de "Placebo, je leur pisse à la raie". Ils n'offrent qu'une prestation forcée, maladroite, épaisse... bref, le concert le plus insipide de toute l'histoire de la Foire. Vient vite le moment où je m'ennuie ferme. Mais une curiosité (malsaine) me pousse à leur laisser une dernière chance de me convaincre. Elle ne viendra pas, au contraire. Affublé d'un cameraman, Brian souhaite rejouer leur dernière chanson pour tourner un clip. La chanson qu'ils venaient d'interpréter platement change miraculeusement de face, ils se la donnent à fond sur la scène, se réveillent, juste pour les besoins du clip. Affligeant, depuis, je n'ai pas eu envie de remettre un de leur album dans ma platine, où ils se produisent pourtant de façon bien meilleure...

Commençons par le léger. A la foire aux Vins de Colmar cet été, la programmation aura été riche, surtout en surprises. En représentante de la chanson française, la Grande Sophie a rempli le théâtre de plein air d'instits en vacances, tous trentenaires et à la recherche de partenaires. Pourtant, malgré le dynamisme de la chanteuse, ils sont tous restés sagement dans les rangs, sans pour autant se donner la main. Ne tombant pas dans le registre de la grande gourdasse malgré des textes revendiquant pleinement la crise de la trentaine esseulée, la demoiselle fait profiter d'une longue expérience de la scène pour offrir un bon spectacle et des reprises audacieuses ("my heart belongs to daddy vs. rolling stones"). Un concert frais et sympa pour agrémenter une soirée barbecue de juillet ou simuler la grande kermesse de CM2.

Me voici enfin de retour et avant d'émettre mes commentaires sur les derniers évènements musicals de cet été, je vous fais part de mon profond dégout pour les clowns. Pas une seule animation estivale sans leurs fichues pitreries ridicules. Leurs blagues tombent toujours à plat et ils finissent par tomber dans le scabreux pour rendre les salaudsdepauvres hilares. Mais qui peut bien pousser l'irrespect de soi au point d'aller porter des cheveux multicolores et un nez rouge ? Car, peu nombreux sont les clowns talentueux dont la poésie des gestes fait oublier le costume. Le clown commun n'est il pas un acteur râté qui a préféré investir dans des mocassins taille 57 plutôt que dans des cours de comédie ? Ces intermittents du spectacle là sont flippants et je remercie vivement Stephen King de les avoir démasqués dans sa trilogie efficace "Ca". Méfiez vous des clowns, ils cachent quelque chose !

Le rapport entre la France et les Etats-Unis ressemble à un amour de collégien. Un jour le salauddepauvre lui fait face, tremblotant d’admiration pour ce qu’ils représentent, une force stable et puissante. Le lendemain, il tire les couettes de cet immense pays et lui fait la moue. Aveuglé par les médias, le péquin moyen pense que l’Amérique, c’est Brandon et Dylan qui vont chercher Pamela pour se faire dorer sur les plages de Californie, ou alors Stuart et Dick, les impitoyables goldenboys de New York qui roulent en limousine. De là découle une jalousie liquoreuse, encrée sur les bords de la compréhension française : on se gausse de leur président tout en se gargarisant avec la culture française, mais on laisse notre chef d’état se noyer dans un verre de Coca sans mot dire. Car, au contraire, les États-Unis, c’est avant tout des millions de salaudsdepauvres, abrutis par un nationalisme de pacotille, meus par un patriotisme génétiquement intégré dans leur sang, creux de toute Histoire altruiste. Car, bien que tous issus de l’immigration (à part les Sioux stockés de force dans leurs réserves), les Américains nombrilistes ont réussi à créer une nation soudée d’un alliage d’orgueil et de bêtise duquel seuls quelques chanceux riches voyageurs sont parvenus à se défaire. Rien ne sert d’envier les États-Unis, les fantasmes télévisés qu’ils se projettent ne doivent pas devenir un idéalisme pour l’Europe. Tentons de ne retenir que d’eux leur fabuleuse aptitude au travail et à l’engagement, nous aussi, essayons de (re)devenir des winners !

Je viens d’ouvrir le Première® du mois d’Août, la nouvelle tombe à la page 109 comme un becquet en guise de guillotine : « le tournage de « Taxi 4 » vient de démarrer avec Samy Naceri, Frédéric Dieffenthal, Bernard Farci et Emma Sjoberg, mais sans Marion Cotillard ». Comme si les trois premiers opus n’avaient pas suffit à décourager les scénaristes sans aplomb, les productions parisiennes ont eu besoin d’aller chercher quelques autres 100 000 dollars au soleil de Marseille. Aussi inutile à l’image du cinéma français qu’une cigale desséchée sur un pin maritime, l’escadrille phocéenne en voiture tuning conduite par l’intégriste dopé Samy Naceri se passera de moi ! Il ne me paraît pas surprenant que Marion Cotillard, bien mieux affairée avec le film sur la vie d’Edith Piaf (pour lequel elle s’est énormément investie), n’ait pas conservé son siège baquet dans cette suite interminable qu’est Taxi. À part des salaudsdepauvres, je vois difficilement qui pourrait bien dépenser près de 10€ pour aller croiser son regard avec ceux, défoncés de Naceri et pathétique de Dieffenthal. Car si ce dernier nous avait offert une prestation fraîche et sympathique lors du premier volet, il a depuis ouvert la porte du grotesque. Mais ce n’est rien à côté du puant Samy Naceri qui n’en finit plus de nous prouver qu’il se fout royalement de la gueule du monde. Replaçons les choses dans l’ordre : après quelques déboires avec la justice, loin d’être rock’n’roll, Samy fait quelques vaguelettes en incarnant un garde du corps infiltré dans un parti d’extrême droite. Englué dans l’oubli depuis le flop de Taxi3, Naceri aurait bien besoin qu’on reparle un peu de lui… Que faire ? Thierry Ardisson sera le parfait sauveur grâce à son émission « Tout le monde en parle ». Sauf que cette fois ci, la prestation de Naceri se retournera contre lui. Venu présenter des jeunes boxeurs de banlieue, soucieux de s’en sortir grâce au sport (car en banlieue, on leur fait croire qu’ils ne s’en sortiront que par le biais de la musique ou du sport, sinon les jeunes sont condamnés à vendre de la drogue), le Naceri endimanché veut faire bonne figure. Mais, lorsque Salman Rushdy arrive sur le plateau, le visage de Samy tombe, il sert les dents et bande les muscles. L’auteur des « Versets sataniques », connu dans le monde entier, dont le poids de la fatwa pèse chaque jour au-dessus de la tête, présente sereinement sa nouvelle œuvre dans un dialogue avec Ardisson. Lorsque le sujet de l’extrémisme arrive sur le tapis, Naceri lâche « moi pour un million de dollars je vous aurais tué ». Même Ardisson et son acolyte Baffie sont restés médusés. Là-dessus, l’acteur se lance dans un monologue d’une ouverture d’esprit dingue comme quoi il est interdit de toucher au Coran, que Rushdy n’est qu’un connard qui mérite la mort pour avoir salit le grand livre. Voyant que ses propos ne fédère guère, il tente de trouver des alliés « comment réagiriez-vous si on faisait de même pour la Bible ? ». Heureusement, Ardisson lui a répondu « Mais Samy, on est en France, la démocratie c’est que chacun a le droit de dire et de penser ce qu’il veut ». Comme seule réponse, Naceri a fait mine de vouloir se lever pour aller frapper Salman Rushdy qui préférait quitter le plateau… Moi, ce qui me défrise, c’est que cet abruti oublie qu’il y a aussi des électeurs du FN et des gens qui crachent sur le Coran qui seront dans les salles de projection de Taxi4… et si je me rappelle bien, dans Taxi1, le sandwich que lui prépare la mère de Dieffenthal, c’est bien moitié jambon blanc, moité jambon de pays ??? Je n’attendrai pas l’arrêt de la voiture pour vomir.
S’il est une chose qu’on attend avec une grande impatience, c’est bien l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics. Oui, certes, on pourra nous taxer d’intolérance, mais de toute façon, dès qu’une minorité de fous s’insurge contre une mesure intelligente, on s’empresse de la retirer. Mais comme le disait si bien Raymond Queneau dès les premières pages de Zazie dans le métro, « je n’y peux rien moi, si ce sont toujours les faibles qui cherchent les emmerdes ». Car oui, il faut bien l’avouer, ces salaudsdepauvres de fumeurs ont le don de fumer n’importe où, sans aucune gêne. Prenez le temps, lorsque vous arpentez tranquillement les rues de votre ville, de compter combien de fumeurs, placés de manière incongrue, vous enverront leur production infâme dans les yeux… La greluche sappée poufiasse qui marche devant vous pense certainement qu’offrir son cul aux regards pervers lui donne le droit de vous laisser sa traînée grisâtre. Le jeune idiot qui attend ses copains au coin de la rue souffle à droite et à gauche pour embaumer tout le trottoir et se croire adulte. L’automobiliste kagol vous jette le contenu de son cendrier sur les pieds à chaque feu rouge. Le vieux dont les papilles sont bousillées s’allument une clope entre chaque plat même en zone non-fumeur. Le commercial impatient squatte sous vos fenêtres en attendant un coup de fil de son boss, le paquet passe directement dans votre appart’. Les troupeaux de secrétaires aux dents jaunes ont pris racine autour du cendrier qui trône devant chaque entrée de bâtiment administratif, il faut entrer et sortir en apnée. Les halls de gare sont enfumés par les voyageurs fatigués dès le matin. Et, conditionnés comme des moutons, les gens n’en finissent plus de fumer dans les bars et les boîtes, rendant douloureuses les soirées pour les non-fumeurs. Mais, lorsqu’on tente de demander à un fumeur d’éteindre sa clope, on reçoit pour seule réponse une bonne bouffée d’insultes. Criant à l’affabulation, à l’intolérance, au viol de leur liberté, nous, les non-fumeurs qui subissons au quotidien cette pollution malsaine, qui souffrons du tabagisme passif (très dangereux pour les femmes enceintes et les jeunes enfants), nous passons pour des nazis. En contrepartie, je propose que nous réagissions avec les mêmes armes : tous à vos sprays à soda collant, au jus de myrtille, à l’encre de chine, voire même aux sprays à pipi ! (pas d’aérosols à la vanille, c’est pas génial pour la planète, merci). Si tous ensemble, nous leur jetons la même dose de désagrément à la face, un jour peut être, nous obtiendrons gain de cause et le maudit fumeur n’aura plus qu’à aller cultiver son cancer du poumon et ses maladies cardio-vasculaires tout seul, chez lui, les fenêtres closes !

Kiabi, La Halle aux vêtements et Gémo sont quelques unes des grandes enseignes de zones commerciales qui polluent nos villes, s’élargissant comme la gangrène au fil du temps. Avec des centaines de mètres carrés d’habits produits avec des milliers de mètres carrés de tissu asiatique, ces grandes surfaces de la sape n’ont pas pour effet de saper le moral des licenciés du textile français. Au contraire, chaque samedi, ils se ruent vers la Mecque du mauvais goût pour ressortir gavés de costumes bon marché et de robes mal coupées. Et ils y dépensent quoi ? Leurs allocations chômage bien sûr…

L’été est enfin là, cette douce période où la canicule nous contraint à en revenir à des activités plus calmes comme lire. Ayant dernièrement pris un peu de retard dans le suivi de mon abonnement à l’Express, j’ai pu prendre le temps de revenir sur des exemplaires que je n’avais fait que survoler. Je dois dire un grand merci à Denis Jeambar, directeur de la rédaction, pour son édito du 16 mars dernier, « Une crise bien française ». Il rebondit avec brio sur la crise du CPE et rend presque la parole aux oubliés de cette affaire : ceux qui attendent impatiemment que la France se réveille pour vivre une réelle activité économique. Il entame « Avec la crise du CPE, l’exception française, cette gymnastique idéologique, sociale et culturelle qui fabrique une gloriole tricolore aussi vide qu’une outre pleine de vent, est de retour » et ajoute « pendant que nous avons les fesses à l’air, la terre entière rigole, travaille et creuse les écarts avec nous. Disons-le clairement au risque de déplaire : le CPE ne mérite pas ce tintamarre et ce gaspillage d’énergie ! (…) Quel risque fait-il courir ce contrat alors qu’il faut attendre l’âge de 33 ans pour que 90% de la classe d’âge bénéficie en France d’un CDI ? (…) La France s’offre un faux débat national au moment où elle devrait mordre dans le boulot comme un chien enragé et ne plus lâcher cette prise que se dispute la planète entière. » Car mille fois oui, et je reprendrai volontiers un slogan d’ufologue idéaliste : NOUS NE SOMMES PAS SEULS ! Sauf que les salaudsdepauvres ne comprendront jamais qu’il n’existe pas de meilleur compagnon que le labeur pour se sentir mieux. Ils en font tous le minimum parce qu’ils haïssent leur patron, les patrons développent des ulcères à chaque courrier de l’urssaf car ils payent des sommes astronomiques pour engraisser une France d’assistés, finalement les boîtes ferment les unes après les autres parce que les fils d’ouvriers pensent faire carrière dans le commerce. Mais se sont-ils demandé quel commerce ? Que comptent-ils vendre, les Français, dans les dix années à venir ? Et d’ailleurs, ces étudiants qui se sont tant manifestés pour se faire la voix de la (dé)raison pendant des semaines, allant même jusqu’à bloquer les flux économiques sans aucun respect pour les travailleurs (qui eux gagnent difficilement un SMIC mais sur lesquels on crache parce qu’ils sont en CDI), est-ce qu’ils travaillent à relancer notre économie ou bien ils réfléchissent à quel cursus pourrait leur permettre de vivre du RMI ? Car comme poursuit Denis Jeambar « Tout le reste n’est que billevesées dans un pays où le couple 35h-RTT sape lentement la valeur travail et où la formation des jeunes est mal adaptée aux attentes des entreprises. (…) nous finiront en réserve de Sioux, connue pour son passé glorieux, visitée par les nouveaux maîtres nantis de la planète. Si notre objectif est de devenir une armée de gardiens du parc de loisirs « France », continuons comme ça, la route est toute tracée ». Et à ce propos, regardez si votre mairie n’a pas prévu des plans de développement du tourisme grâce aux infrastructures qu’ils mettent soit disant en place pour vous… « La France, pourtant, mérite mieux que ce pétainisme qui la gagne, spirale du renoncement et de l’abaissement dans laquelle sont emportés le goût de l’effort, la prise de risque et nos principes fondateurs » ajoute Jeambar.
Et sans conteste, il tranche brillamment « Demandons-nous aussi qui a intérêt à souffler sur les braises. Les syndicats bien sûr, déliquescents, si affaiblis qu’ils ne savent exister que dans la contestation pour rassembler leurs troupes. L’opposition, évidemment, qui trouve là un moyen de redresser la tête faute de pouvoir le faire avec des propositions réalistes et un programme convaincant. Les mouvements trotskistes régénérés et trop heureux de pouvoir allumer un incendie dans les universités. Tous sont coupables d’ignorer le monde tel qu’il est et de ne se préoccuper que de réchauffer leur petite soupe sur le fourneau d’une crise sociale. » Et de conclure « Ce CPE, malheureusement, est un condensé de France : d’un côté un peuple qu’un rien affole, de l’autre des gouvernants enfermés dans leur bulle, et, au milieu, des partenaires sociaux opportunistes. Pour ne pas sombrer dans la noirceur, on peut, certes, dire de la France, à la manière de Galilée : « Et pourtant, elle tourne ! ». Oui, mais pour combien de temps encore ? ».
Maintenant la crise du CPE passée, on constate que les salaudsdepauvres ont déjà tout oublié. Avec le Tour de France et la Coupe du Monde presque gagnée, les voilà rassurés, la France se porte mieux.
Alors qu’on nous lance de la poudre aux yeux sur les « secteurs porteurs » pour enrayer la crise du chômage, on est largement entrain d’oublier certains métiers qui pourraient peut être nous permettre de relever un peu le nez tout en nous faisant retrouver un doux parfum de bien être.
Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les pompistes ont disparus ? Alors qu’il est excessivement pénible de faire son plein sous le soleil lorsqu’on vient d’avaler des kilomètres de route, on regrette un peu ce temps où un jeune homme dynamique s’occupait de votre réservoir et lavait votre pare-brise pour votre confort… Il serait fort agréable qu’à l’avenir, lorsque l’on ira se recharger en huile de colza, quelqu’un de souriant se charge de vous accueillir, plutôt que l’automate impersonnel « vous allez vous servir en sans plomb 95 ».
Pourquoi les pressings sont-ils devenus si chers ? Parce que la consommation névrosée des salaudsdepauvres les a conduit à acheter une ribambelle de machines à laver, sécher, repasser ; le mythe du robot des années 50 qui libérerait la femme de ses obligations ménagères l’a plongée dans une perte de temps et d’énergie considérable. Alors qu’il serait si simple de proposer un service de pressing à domicile pour se passer de la corvée de la récupération du manteau les jours de pluie…
Où sont passés les cireurs de chaussures ? Le métier est dans le cirage, justement, parce qu’avec la disparition des tanneries françaises, on ne peut plus compter sur les chaussures en cuir.
Pourquoi n’y a t’il pas de liftier dans les Formule 1 ? Quitte à payer un euro de plus pour la chambre, ça ferait toujours quelques emplois de plus vu la fréquentation de ces hôtels d’autoroute.
Pourquoi est ce que même les gens qui vivent dans la misère ne se proposent plus pour ramener votre chariot vide une fois les courses dans votre coffre ? Parce que les grandes surfaces ont décidé d’offrir des jetons en plastique pour se faire de la pub jusque dans votre porte-monnaie.
Heureusement, les dames-pipi font leur retour dans les gares, où, bien que l’entrée des toilettes soient payantes pour la somme de 50 centimes, on peut se soulager dans un environnement propre et agréable. Finie la course, on ne pisse plus debout en déroulant un kilomètre de papier pour éponger le sol…

Grâce au mauvais goût prononcé des salaudsdepauvres pour les « chanteuses à voix », nous avons douloureusement subi l’invasion des brailleuses québecquoises (Céline Dion enfin placée chez les ricains au Ceasar Palace, Isabelle Boulay la naine rouquine au regard de cocker, Natacha St Pier et nichons pour vendre des mélodies obispoises…). Mais s’il y en a une avec laquelle je sature dès la première note, c’est bien cette morue australienne de Tina Arena. Les bajoues remplies de chansons larmoyantes, elle nous crache de la bonne daube franchouillarde avec un accent aussi épais que sa vulgarité. Déjà qu’elle me fout le cafard à chaque apparition, elle pourrait au moins faire un tour chez Berlitz pour qu’on lui apprenne à prononcer le Français correctement. « Jo m’appèèèèèèle Bégdaaaaaaaaaaaaaaaaaaad » ou « Aymééé jousqu’à l’ïmpossiiiibleuuuh, Aymééé pouisquo c’est possssiiiiibleuuuh.. », j’en peux plus… Que la télévision française cesse immédiatement de lui fournir des cachets pour faire marcher l’industrie des aspirines du Rhône…

C'est bien Cauet que vous voyez. Oui, l'ignoble animateur de TF1 a eu une banane ! Je me rapelle aussi de lui lorsqu'il animait des émissions matinales sur Skyrock en passant les Spices Girls. En poussant bien, je peux même fouiller dans ma mémoire pour trouver les images de ce minus bedonnant le cul vissé sur un tabouret de bar pour lancer les clips sur M6... Mais de là à penser qu'un jour il aurait une émission hebdomadaire sur TF1 (bon, que l'on ne surnomme pas la boite à cons pour rien), j'aurais pu me recouvrir de sangsues avant d'imaginer une telle infamie. Chaque jeudi soir, accompagné par sa copine blonde qui ne sert à rien à part "nichons", il saute sur le PAF dans un canapé de bordel pour faire plaisir aux salaudsdepauvres. Avec seulement 5 imitations et 15 vannes salaces, il a fini par nous vendre des burgers à son nom. Pis encore, le maudit Picard nous a pondu un magazine ultra-vulgos : Guts. Normalement, en anglais ça veut dire des tripes, mais là ça donne juste envie de vomir... Qu'on lui colle une broche et une pomme dans la bouche et qu'on en finisse !

Que l’on soit un conducteur tranquille ou un piéton sportif, que l’on habite au nord ou au sud, chaque jour, on croise des dizaines de salaudsdepauvres dont le seul loisir est de se démarquer des autres par le biais de leur voiture. Narcissique de nature, le salauddepauvre nourrit un besoin compulsif de trouver une identité qui ferait de lui un être exceptionnel, quitte à piquer des idées par-ci par-là pour y parvenir. Sorti de son usine, la paye en main, Kevin s’empresse de lire les petites annonces pour dégoter un vieille 205 junior de 5000 km qui appartenait à une petite dame qui aurait effleuré les 205 ans si elle ne s’était pas étouffée avec une madeleine. Pour seulement 450 €, il récupère la chariote fumante et tressautante à laquelle il impose immédiatement un arrêt au frein à main dans un parking de Monsieur Bricolage. La voiture, fort peu « élégante » pour l’instant sera remisée dans le garage le temps que Kevin lui trouve ses apparats de fortune. Seconde paye en main, Kevin court à la casse pour y trouver un vieux siège Reccaro et des prises d’air puis fonce chez Peugeot pour commander un auto-radio. Le dimanche, il perturbe le calme qui règne dans son lotissement : alors que les enfants jouent à la balançoire et que les parents siestent, Kevin attaque son capot à la scie sauteuse pour y installer ses prises d’air de compétition. Coût de l’opération : 500 €. Le mois suivant, il a dégoté un pot d’échappement Remus et des amortisseurs Koni chez un copain qui lui fournit aussi un peu de shit de temps en temps, le tout pour 600€. À Noêl, Kevin dépense le chèque de Mamie pour un second siège baquet et un arceau. Il est content, ses parents et sa copine lui ont offert quatre pneus rechappés. Coût total 800€. En janvier, il y a trop de neige pour la laisser dehors, il décide de passer toutes ses soirées et ses week-ends à régler le moteur de son bolide dans le garage, l’essence ramenée par bidon lui coûte un plein de Safrane soit 60€. En février, sa copine l’a quitté parce qu’il ne lui consacrait pas assez de temps, heureux de s’économiser quelques cinoches et des soirées en boîte, il sacrifie 150€ pour un becquet de compétition et 100€ pour un volant Momo (champion du monde 1989, ce n’est pas rien). En Avril, il a économisé suffisamment pour refaire la peinture, il choisit la couleur caméléon-mouche à merde pour la modique somme de 1500 euros. Le mois suivant, Kevin est passé à l’Elephant Bleu avant d’aller à son premier meeting tuning, il en a profité pour emballer la caissière de la pompe à essence, Sabrina. Au total, la voiture de Kevin lui aura coûté la somme hallucinante de : 4060€ en neuf mois. Prions pour que les prochains neuf mois ne soit pas consacrés à la conception d’un Kevin “205“ Junior…
Hier en ville, alors qu'une bonne vingtaine d'adeptes et de novices de TaïChi s'étaient réunis sur une place pour partager un moment de zen, un drame s'est fâcheusement répandu comme la nappe de pétrole de l'Erica (sauf que c'était plus le PetrolHan d'Eric). Un salauddepauvre, chaussures et chaussettes jetées sur le macadam, un maillot de Zidane sur le dos et l'air pouilleux, avait choisi de se placer précisément à deux mètres de l'assemblée silencieuse pour rompre, non sans éclats, avec sa femelle. Cette dernière, tendance army-trashy-but-peace-and-smoke, s'est mise à nous jouer un véritable drame en trois actes avec son lot d'esclandres. Et vas-y que je te pousse, et vas-y que je te hurle que t'es un salaud (-depauvre aurait-elle pu ajouter si elle n'en avait pas été une elle-même). Tour à tour je fais trois pas pour te quitter puis je reviens m'assoir à côté de toi pour tenter de comprendre...
Ce qui m'a beaucoup impressionnée c'est que la vingtaine de personne que ça aurait dû le plus déranger est restée d'un stoïcisme fabuleux.
Le Taïchi : la solution pour devenir sourds aux salaudsdepauvres ?
Si vous souffrez de la canicule, ne choisissez jamais un mercredi d'été pour aller vous baquer à la piscine municipale, surtout si celle-ci bénéficie d'un bassin extérieur, de jeux et d'une pelouse. Le salauddepauvre, microbe contagieux et vulgaire, affectionne tout particulièrement les endroits terreux et humides près desquels on peut trouver des zones divertissantes telles qu'une barraque à frites ou un toboggan. En vous y rendant un mercredi, vous trouverez sa population décuplée et hargneuse. Le salauddepauvre, claquettes et slip de bain (parce que c'est obligatoire, sinon il aurait gardé son short Ricard avec lequel il fait la peinture), s'amène avec sa femelle (seins pendants dans un maillot trop petit et clope au bec) et ses gniards (rachos et maillots de bain trois tailles au-dessus) ainsi que l'essentiel : la glacière. Une fois les enfants lourdés dans les différents modules de jeu, le salauddepauvre passe la matinée à lire l'Equipe (enfin, les images) ou son magazine télé (comme aux chiottes), pendant que sa femelle git sur le ventre, maillot roulé sur les flans, en espérant bronzer. A midi, les enfants les rejoignent pour partager des sandwiches préparés la veille (le paté s'est imprégné du vinaigre des cornichons et le pain a durci). L'après-midi, alors que les gosses piaillent et manquent de se noyer dans le faux-canyon de la municipalité, la femelle devenue écrevisse ébouillantée s'est réfugiée à la buvette pour regarder Voici en fumant son paquet de Gitanes. Cela laisse tout loisir au salauddepauvre de feindre une sieste derrière ses lunettes de soleil pour mater les fesses rebondies de la jeune employée qui surveille ses enfants (mais qui dois rêver de les voir se noyer dans le chlore). A cinq heures pétantes, signal d'alarme, la famille va rentrer, les enfants sont assez épuisés pour dormir tôt afin que le salauddepauvre trousse sa femelle en repensant au fessier doré qu'il a admiré pendant trois heures...
Alors que le grand Benoit Poelvoorde touchait au sublime en mettant en scène la vie des salaudsdepauvres sous nos yeux hilares dans "C'est arrivé près de chez vous", près de chez moi il se passait des choses bien plus traumatisantes que des enfants étouffés et des femmes violées à l'écran. Le malheur, c'est que ces choses ne sont pas à prendre au second degré. Par exemple un exemple : vous diner tranquillement avec votre cher et tendre à la terrasse d'un restaurant. Alors que votre ami, gentleman, est parti auprès du tôlier pour lui régler la douloureuse, vous vous retrouvez à un mètre de deux rustres qui s'installent et laissent la demoiselle qui les accompagne aller se chercher un siège à l'autre bout de la terrasse. Dans un élan de solidarité et de générosité, vous interpelez poliment la jeune femme "excusez moi, si vous le souhaitez, vous pouvez prendre cette chaise nous allions partir". Et là, un des salaudsdepauvres vous lance sans aucune gratitude "ah ouais, pourquoi, il s'est barré avant la fin ?". Entre consternation et lassitude, mieux vaut encore la laisser se démerder avec ces deux connards.
Et que dire de la mère indigne qui, alors que sa cadette vous tient la porte d'un McDo après avoir déjà laissé passer ses deux frères, lui ordonne d'une voix caractéristique de la matronne en fuseau "beh lâches ça, tu vas po t'nir la porte à tout l'monde non plus hein". Que faire de mieux que de lui crier "ben ouais, t'as raison, lui apprend surtout pas la politesse !".
Il faut désormais en venir au constat, certes malheureux mais essentiel, que le savoir-vivre devra uniquement se vivre sans aucune intervention des salaudsdepauvres... Et croyez moi, depuis des années, ceci, c'est arrivé près de chez vous

Voici une illustration exacte de ce que nous devons subir chaque jour : promotion sur les bidons de coloration rouge à l'hypermarché, soldes sur les débardeurs à fines bretelles de la grande distribution, lunettes fines à 1 euro de Afflelou, gros volumes et petits prix sur les nuggets de poulet et les frites... Résultat : grosse, rouge, ne lit que Voici et les additions de bistrot, la femelle du salauddepauvre c'est ça.

Alors là, vraiment, que demander de plus ? Grâce à la "realTV" débarquée des Etats-Unis, la France dévoile tous ses charmes. Des couples castés sur mensurations prennent une semaine de vacances libertines sur une île paradisiaque. Incapables de se tenir face aux "tentateurs" et "tentatrices", les salaudsdepauvres se font peloter en représaille d'images que le présentateur se fait une joie de leur montrer, genre "Et voici Muriel qui gémit lorsque Manolo, le tentateur, lui masse les épaules". Là-dessus, Jérémy le cocu s'empresse de tater les miches de Jennifer et les loches de Sabrina avant de baiser sauvagement Erica... Tout le pendant pervers de Dallas chauffé sur le sable blanc, la pauvritude en prime.

S'il est une série qu'il faut regarder au 12000ème degré, c'est bien Walker Texas Ranger. Rendez-vous des salaudsdepauvres sur TF1 le dimanche après-midi, cette histoire de flicaille ricaine s'élève au premier rang du navrant. Chuck Norris, lipu comme un ours, poilu comme un ours et perspicace comme une moule campe le Ranger le plus "martial art feeling" des states. Accompagné par Trivet le faire valoir africano-américain, et deux sbires californiens (une paire de loches tressaillantes et un blondinet surfeur), Chuck bondit sur les bandits au fil des épisodes. Avec des réflexions angoissantes envers les méchants vétus de noir telles que "T'es plus malin que lui", ou "mais quel imbécile!", il fait plier la justice du bon côté en courant avec un manche à balai dans le petch. Avec un tel accent texan, on ne doute pas que ce puisse être la série préférée de Georges W. ...

Maurice Barthelemy est un saint ! Avec ses petits sketchs cinglants et parfois sanglants pour les âmes sensibles, il a pénétré la vie de famille française de base. Ces salaudsdepauvres qui, eux, ne se demandent jamais s'ils devraient dire à leur femme qu'ils la trompent, s'il faudrait dire à son Kevin de fils qu'il est totalement con, ou s'ils ne pourraient pas se barrer de chez eux sans raison... C'est sûr, de la dernière génération Canal+, Maurice Barthelemy a tapé fort, peut être un peu trop pour que ses interrogations restent dans les esprits, mais il mériterait qu'on se repenche sur le problème.

S'il y a quelque chose de fascinant avec les micro-trottoirs de Lafesse, c'est qu'il a réussi à démontrer qu'on peut ouvertement se foutre de la gueule des salaudsdepauvres, sans que ça les vexe mais qu'au contraire, ils en rigolent. Parce qu'il faut bien l'avouer, ce n'est pas une totale décontraction (à part peut etre celle de l'esprit) qui les poussent à se fendre la poire alors que Jean Yves Lafesse vient de les blamer en beauté, c'est juste que le rire est un repli stratégique inné du pauvre quand il ne comprend pas les mots auxquels il fait fesse... euh face !
Toujours dans la série des séries, Malcolm s'avère être une assez bonne critique de la vie américaine, faite du même sang que Mariés, deux enfants. Une famille de quatre enfants terribles se déchaine et se déchire alors que leurs voisins tentent de coller au modèle du parfait compatriote. Bien que tout le monde porte le jeune héros de la série aux nues, j'avoue que la meilleure découverte reste Erik Per Sullivan (alias Dewey), le plus jeune frangin. En ce moment sur M6 à partir de 12h pour ceux qui veulent jeter un oeil cruel sur les autres.


Dans la série des séries hilarantes qui balancent sur les salaudsdepauvres, un OVNI anglais inconnu en France : The league of gentlemen. Rien à voir avec l'improbable film Sean Connery, cette série n'a pas froid aux yeux. Dans le petit village de Royston Vasey, on traque les nouveaux arrivants, on refuse tout changement car tous les habitants sont des barges appeurés. Avec des gueules de porcs infâmes, quatres félés ont définitivement trashé l'humour anglais. A voir absolument.
On le sait, la télévision contribue largement à la vicieuse dégradation du mode de vie des gens. Des catastrophes intellectuelles du genre de "Attention à la marche", "le Big Deal" ou "Amour, Gloire et Beauté", "Plus Belle la Vie"... sont heureusement contrecarrées par des séries qui entrent dans la vie des salaudsdepauvres. Parmi celles-ci, "Mariés, deux enfants", ou comment la vie des Américains n'est pas celle qu'on croit. Avec cette critique hilarante du quotidien d'un vendeur de chaussures affublé d'une femme vulgaire et inactive au possible, d'une fille vraiment très blonde et d'un fils puceau au mulet calculateur ; on touche enfin aux vrais problèmes : chômage, dettes, illusion de pouvoir un jour devenir millionaire... En dix années, cette famille a réussi à démontrer que la majorité des gens ne vivent pas à Beverly Hills. Et, avouez-le, un Al Bundy vit surement à côté de chez vous.
J'ouvre un recensement d'utilité publique : la liste des services de restauration rapide (McDo, Quick, pizzerias...) qui s'avèrent fortement peu recommandables (sous réserve d'explications)
Le McDo de Bonneville (Haute-Savoie) : les wc sont très soignés, on s'arrête là car pour le reste, c'est la cata (frites écrasées partout sur le sol, service désorganisé, deux couches de salade pour faire oublier le manque de sauce et la viande trop cuite dans le burger...)
Le Quick de Colmar (Haut-Rhin) : le staphilocoque doré, un ami pour la soirée...
C'est avec une surprise toute relative que j'ai constaté aujourd'hui, en passant dans le territoire de Belfort, que le nationalisme campagnard a perdu de son éclat, de l'oeil même. Reflechissons un instant : pourquoi, alors que les petits villages de campagne remplis de tracteurs et de paille sont bardés de drapeaux français et de panneaux encourageants pour l'équipe de foot française, leurs abris de bus et panneaux électoraux sont bardés de la flamme FN et des camées de Devilliers ??? J'ai beau ne pas avoir regardé la demie-finale hier soir, l'équipe de France ne comporterait-elle plus aucun joueur d'origine étrangère ? Zizou serait-il devenu le diminutif de Michel Platini ? Je n'y comprends vraiment rien aux salaudsdepauvres...
C'est fait. La France a gagné contre l'Espagne et déjà les salaudsdepauvres courrent dans les rues en hurlant. En les regardant de plus près, à cheval sur les portières des voitures, on mesure tout l'égoïsme qui les force à brailler des "wouaiiiiiiiiiiiis" sans fin. Là-dedans, pas de réel chauvinisme, juste un excuse pour croire qu'ils sont heureux malgré les crédits qui les attendent à la maison et le chômage qui s'annonce. Pourtant, les relans de 98 planent toujours, époque où l'on pensait qu'en France, c'était reparti. A nouveau, Zidane est le petit prince des moutons de Français...