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Tireboulette

Blog visant à constater la lente dégradation de l'être humain vers un simple outil de consommation abruti et stressé. Sans rapport avec un simple paramètre financier, le salauddepauvre est surtout pauvre d'esprit...

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Fuck me i'm famous

Par Tireboulette :: 11/03/2007 à 16:52 :: putaindesons

Alors, bien que ce soient les plus connus des beautiful losers, ces cas particuliers ont tous conservé le flambeau de la « rock’n’roll attitude » intacte. On ne peut que les admirer quand on voit que les Franz Ferdinand rentrent bien sagement à leur hôtel au moindre signe de leur producteur et que les Kasabian vont chercher leur valise dans le bus tout seuls, sous la pluie. N’est pas si « beautiful loser » qui veut !

Beautiful losers : Coke en Woodstock

Par Tireboulette :: 11/03/2007 à 16:51 :: putaindesons

Dans la série « overdose », j’aurais pu parler de Kurt Cobain ou Jim Morrisson, mais dans un soucis d’égalité, je vais choisir Janis Joplin. Quand on termine le lycée en étant élue la fille la plus moche de toute l’école, c’est clair que c’est plutôt mal barré. Pourtant, je me rappelle avoir vu une interview dans laquelle la hippie aux culs-de-bouteilles racontait quelles trombines avaient tirés des nanas de son bahut quand elles l’avaient revue sur scène. Pied de nez de la jeune fille, elle a définitivement marqué son époque de sa voix rocailleuse mais s’est également précipitée six pieds sous terre à 27 ans.

Beautiful losers : Never mind the Bullock !

Par Tireboulette :: 11/03/2007 à 16:50 :: putaindesons

Et en parlant de « River Deep, Mountain High », comment oublier le Pygmalion de la tigresse du rock ? Ike Turner. Grâce à son premier disque « Rocket 88 », il a obtenu le titre de « père du rock’n’roll » des années plus tard alors qu’il purgeait une peine de prison à dealer des cigarettes et des confiseries à ses codétenus. Après une flamboyante période de reconnaissance mondiale en duo avec sa femme Tina, qui l’a quitté parce qu’il avait la main plus lourde sur elle que sur ses cordes, Ike tombe durement dans la drogue et dans l’oubli. Actuellement, le vieux mentor a trouvé une nouvelle jeunette et se débat comme il peut pour sauver sa fin de carrière. On lui demande d’oublier « Nutbush city limits » pour se concentrer sur le blues classique qu’il manie mieux, mais des restes de beautiful loser le convulsent encore, il ne connaît pas ce Eddie Cochran et sait que le King n’est qu’un petit camionneur qui a tout copié sur lui… C’est pas gagné.

Beautiful losers : Spectaculaire, Spectorulaire !

Par Tireboulette :: 11/03/2007 à 16:49 :: putaindesons

Phil Spector, le célèbre producteur de « The Wall of Sound » à qui l’on doit le son si particulier de titres tels que « Unchained Melody », « River deep, Mountain High » et autres « Da doo ron ron » aura certainement eu envie de se pendre avec les cordes de Paul Mc Cartney. Malgré la confiance de John Lennon sur ses albums solo, rien n’empêchera la chute vertigineuse du vilain petit bonhomme capricieux des studios. Son seul dernier succès aura eu lieu à la barre en 2004, accusé du meurtre d’une actrice.

Beautiful losers : Baby chamboule

Par Tireboulette :: 11/03/2007 à 16:48 :: putaindesons

Le dernier en date, Pete Doherty. Le jeune Anglais, connu pour avoir blanchi le mignon petit nez de Kate Moss, est le fondateur des Libertines avec Carl Barat et de Babyshambles depuis leur séparation. Gavé de littérature (Oscar Wilde en particulier), certains attribuent à son entêtement à la destruction un acte quasi-esthétique. La gueule en sang et un majeur pour sceptre, on ignore combien de temps il reste au prince du renouveau punk-rock pour siéger. D’autres n’ont pas eu le temps de se poser la question.

I’m a loser baby, so why don’t you kill me ?

Par Tireboulette :: 11/03/2007 à 16:47 :: putaindesons

Écrit dans les années 60, l’essai de Léonard Cohen « Beautiful Losers » convient parfaitement pour nommer quelques stars du rock. Le beautiful loser, c’est un gars parti de rien, qui peut bien avoir tout pour lui mais qui finira toujours par tout foirer. Si ce spécimen se conduit souvent tout seul à la potence, il n’en reste pas moins fascinant pour le reste du genre humain qui voit en lui une sorte d’antéchrist musical.

La poule aux oeufs d'or

Par Tireboulette :: 08/02/2007 à 23:23 :: putaindesons

Excuses moi lecteur, je t'avais abandonné, mais je surfais momentanément sur la vague agricole de la variété française, comme Kamini. Comme toi, je me suis un soir retrouvée face à face avec les ergots du "tube de l'hiver", "Fais la Poule".

Sébasto, son interprète (et certainement compositeur, car il faut vraiment l'avoir écrit pour y croire), rempli son bec de "fais la poule, fais la poule, avant que les huissiers déboulent". Voilà, je crois que tout est dit.

Et moi, quand j'entends ça, je me dis que si j'étais une poule et que je me trouvais devant un couteau, je m'égorgerais avec.

Pour ceux qui ont encore assez de tripes dans leur carcasse, ils peuvent consulter le site de Sébasto sur www.sebasto.fr et profiter de grands moments de basse-cour commerciale.

Red is dread

Par Tireboulette :: 09/10/2006 à 0:31 :: putaindesons

A chaque courant novateur son lot de chiasseux régressifs et agressifs. Alors que les crinières impécables de groupes pop-rock font palir d'envie les tignasses Elsève par leur mouvement naturellement rock'n'roll, d'irréductibles pouilleux résistent et viennent agiter leurs dreads dans les concerts où on ne les attend pas. Ainsi, hier soir à Mulhouse, les Hushpuppies se sont vus contraints de couper la dread sous le bonnet d'un de ces immondes galeux. L'animal, se croyant à un concert de métal oscillait sur place, en transe sur le titre "Say yeah" du groupe. Alors que le chanteur annonçait une phase plus tendre de la play-list, le récalcitrant s'est mis à hurler. Aussitôt séché par "Mais quoi, t'as vu ton âge, tu devrais déjà être au lit toi!" féroce mais bien légitime, le crado ne s'est plus senti de joie et ouvrit un large bec enfumé à qui voulait l'entendre, laissant tomber son bédot. (oui, bien que la salle soit placardée de symboles d'interdiction de fumer, le crado ne les voit pas). Pourtant pas échaudé par ce bac d'eau froide, il conserva ses jambes en ciseaux pour dodeliner comme un mongolien à qui on a refusé une tranche de madrange. Agrippant tour à tour sa poufiasse blonde et sa bière, le pouilleux n'avait vraiment rien à faire dans la salle. Malheureusement, on ne connait encore aucun shampooing contre ce type de tache...

Placebo : concert Molko-bof

Par Tireboulette :: 30/08/2006 à 15:53 :: putaindesons

Cela faisait bien trois ans que l'on attendait Placebo dans la programmation musicale de la Foire aux Vins de Colmar. Brian Molko, tellement animé lors de ses passages en télé, avec son français impécable... et puis, les fruits du succès, des titres marquants. Soudain, plus rien ! Cela a commencé dans la journée, Brian, vraiment très soucieux de son image a décidé de faire signer des contrats en anglais à tous les photographes. Rien d'extravagant dit comme ça, sauf que ledit contrat impliquait la cession complète des droits d'images au Sieur Brian pour la modique somme de... zéro euros ! Peanuts ! Des fois qu'il y en ait une bonne dans le lot, il aurait pu la reservir ailleurs sans que ça ne lui coûte un denier. Mais Brian n'est pas si fin qu'il pense puisque le contrat, rédigé entièrement en anglais, ne vaut pas un clou sur notre sol ! ouf ! Quand on pense que le théâtre de plein air affichait fièrement "Respectez les droits d'auteurs, ils font vivre ceux qui vous font rêver". Puis, ça a continué de plus belle dès leur apparition sur scène. Un Brian beuglant ses paroles à l'arrachée, son mecton longiline qui fait des étirements guitare sous le bras... ça manque sérieusement de brillant mais pas de gloss. Molko, crâne rasé et teint blafard, est loin d'être charmant et préfère de loin montrer son postérieur au public plutôt que d'user de son français impécable pour être sympa. En un quart d'heure, je rejoins mon collègue absent du concert dans son idée de "Placebo, je leur pisse à la raie". Ils n'offrent qu'une prestation forcée, maladroite, épaisse... bref, le concert le plus insipide de toute l'histoire de la Foire. Vient vite le moment où je m'ennuie ferme. Mais une curiosité (malsaine) me pousse à leur laisser une dernière chance de me convaincre. Elle ne viendra pas, au contraire. Affublé d'un cameraman, Brian souhaite rejouer leur dernière chanson pour tourner un clip. La chanson qu'ils venaient d'interpréter platement change miraculeusement de face, ils se la donnent à fond sur la scène, se réveillent, juste pour les besoins du clip. Affligeant, depuis, je n'ai pas eu envie de remettre un de leur album dans ma platine, où ils se produisent pourtant de façon bien meilleure...

Sophie à la kermesse

Par Tireboulette :: 23/08/2006 à 1:27 :: putaindesons

Commençons par le léger. A la foire aux Vins de Colmar cet été, la programmation aura été riche, surtout en surprises. En représentante de la chanson française, la Grande Sophie a rempli le théâtre de plein air d'instits en vacances, tous trentenaires et à la recherche de partenaires. Pourtant, malgré le dynamisme de la chanteuse, ils sont tous restés sagement dans les rangs, sans pour autant se donner la main. Ne tombant pas dans le registre de la grande gourdasse malgré des textes revendiquant pleinement la crise de la trentaine esseulée, la demoiselle fait profiter d'une longue expérience de la scène pour offrir un bon spectacle et des reprises audacieuses ("my heart belongs to daddy vs. rolling stones"). Un concert frais et sympa pour agrémenter une soirée barbecue de juillet ou simuler la grande kermesse de CM2.
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